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RENCONTRE AVEC LES BICHES

Les biches logo
1 février 2016 #Lesbiches #interview

Un petit peu avant les fêtes nous avons rencontré Charlotte et Marine du collectif « Les Biches », l’occasion pour nous d’en savoir plus sur leur collectif.

 

Motivées par l'envie de rassembler, le site des Biches se présente sous la forme d’un blog participatif, mêlant entre autres chroniques, articles, playlist et agenda, et s’adressant à la communauté montpelliéraine des « filles qui aiment les filles » sans avoir besoin de le revendiquer.

 

Pouvez-vous nous parler de votre collectif ? Comment est né le concept ?

 

Charlotte : Au commencement, le concept est né d’une envie de créer un moyen de se rencontrer entre femmes qui aiment les femmes, bi et hétéros-non-normées, hors milieux lesbiens (« Hors-Zone » dixit le slogan), et de se rassembler autour de passions communes. L’idée était avant tout de pouvoir se rencontrer dans un autre cadre que les soirées 100 % filles déjà existantes, où on avait du mal à s’y identifier. Puis le concept a rapidement découlé vers une envie de partager ce qui nous plaît ici, à Montpellier (musique, expos, évènements culturels...) par le biais du site internet. Petit à petit, cette envie fut rejointe par la volonté de mettre en avant les femmes actrices de la vie culturelle montpelliéraine, et de créer en quelques sortes notre « girl power » !

 

Marine : Oui, mais sans le côté revendicateur. Nous ne menons aucun combat, nous ne sommes pas « contre » mais « avec » ! De plus nous ne voulons pas de connotations marquées « lesbiennes » ou « féministes », pour nous permettre de continuer à exprimer notre ouverture d’esprit et notre liberté.

 

Charlotte : Contrairement à ce qui se passe dans d’autres villes, ici nous avons la chance de choisir d’appartenir ou non à un « milieu », et on ne ressent pas le besoin de revendiquer quoique ce soit. Ce que l’on cherche simplement au travers des biches c’est de se rassembler autour de passions communes, de partager ce qu’on aime et se rencontrer autour de ça.

 

Et comment est-ce que ça a évolué ?

 

Charlotte : Tout d’abord, le collectif s’est élargi, on a fait pas mal de belles rencontres. A la base nous étions trois sur le projet, puis de fil en aiguille, nous sommes arrivées à constituer une équipe de six filles. Nous sommes toutes impliquées dans la vie du collectif, et nous contribuons toutes à son développement à des échelles différentes et complémentaires. Notre position a également évolué : nous qui à la base voulions simplement nous rencontrer, nous commençons à nous faire une petite place dans le milieu artistique et culturel montpelliérain et jouer un rôle dans la diffusion des actus. Aussi nous sommes passées en statut association, suite logique de notre évolution. Avec ce statut, nous souhaitons ouvrir le collectif aux adhésions et compter ainsi nos propres membres. Ce qui pourrait nous permettre de financer de nouveaux projets (soirées, expos …) et de nous développer. Mais on y va cool, ça prendra le temps que ça prendra, on le fait avant tout pour s’amuser.

 

Sur votre site il y a beaucoup d’articles consacrés à l’art et la musique, il y a une raison particulière ?

 

Charlotte : Je suis passionnée de musique donc il était logique d’en trouver sur le site ! Nous avons mis en place un système de compil hebdomadaire, où chacune peut partager les sons qu’elle aime et ainsi faire découvrir aux autres biches leur propre univers. Côté art, on essaie de mettre en avant des artistes féminines dont le travail nous accroche, que l’on a pu rencontrer par hasard ou par des connaissances, et avec qui on a créé certains liens. Je pense notamment à Señor Octopus et Samnuts avec qui nous avons collaboré dès les débuts du collectif, mais également toutes les autres que l’on apprécie et que l’on suit, toujours avec passion.

 

Pourquoi cette envie de diffuser des artistes féminines ?


Marine : En fait, tout part du constat que pas mal de domaines sont encore dominés par les hommes, comme par exemple le street art et la musique électro. Les filles osent moins et sont souvent confrontées à un effet « milieu », du coup elles sont moins visibles et moins représentées. Nous leur accordons une place particulière pour mettre en avant leur travail, soutenir leurs démarches artistiques et les encourager à persévérer dans ce qu’elles aiment (à noter depuis la polémique suscitée par la sélection du festival d’Angoulême 2016 où aucune femme ne figurait).


Des projets à venir pour 2016 ?

 

Charlotte : Oui, toujours dans la mise en avant des artistes féminines et des rencontres entre biches. De nouvelles collaborations aussi, et pourquoi pas sur Cercle Rouge… Avec le statut d’association, ça pourrait être intéressant de monter une campagne de financement pour organiser un évènement, soirée ou expo. Pour avoir déjà organisé des soirées en partenariat avec des bars, on sait que la question du financement est centrale. Pour l’instant, on fait avec les moyens du bord, mais les adhésions et des dons seraient les bienvenues, on va y réfléchir sérieusement, c’est vrai que ça pourrait être intéressant de monter un projet avec des artistes affiliées de près ou loin à notre collectif.

 

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